Les aurores boréales depuis la Laponie Suédoise

Je ne résiste pas à partager avec vous quelques images de mes nuits en Laponie suédoise. Une période intense de vents solaires ont soufflé sur le pôle de notre vaisseau Terre en ce mois de février 2025… Pour les Samis que j’ai rencontrés, les aurores boréales étaient pour leurs aïeux hésitations entre émerveillements et craintes, peurs, mythes et légendes qu’ils tentaient d’apaiser par leurs chants gutturaux !!!

Depuis des siècles les scientifiques les étudient et y ont donné diverses explications. Nous savons aujourd’hui grâce à eux et à l’évolution des outils de mesures ,notamment à la spectroscopie, et aux observations, que c’est l’activité des réactions de fusions nucléaires dans le cœur de notre étoile le Soleil, transformant de l’hydrogène en hélium avec des périodes d’activités plus intenses environ tous les onze à douze ans, même si les vents solaires sont permanents, et qui sont à l’origine de ce phénomène d’aurores boréales.

Lorsque les particules de vents solaires rencontrent la magnétosphère terrestre, elle vont pénétrer dans le manteau et revenir dans la couche de courant et s’y accumuler en grande quantité. Quand celle ci se remplit de nombreuses particules, elle s’affine et s’étire très fortement et finit par craquer. Des lignes de champ magnétique vont alors se briser et se reconnecter avec d’autres, ce qui permet de faire tomber ces particules dans l’atmosphère terrestre, vers les régions où le champ magnétique est intense, près des cercles polaires nord et sud.

Lorsque les particules solaires, guidées par les lignes de champ magnétique pénètrent dans la haute atmosphère terrestre, elles vont entrer en collision avec des molécules et atomes de cette dernière, qui vont alors produire de la lumière.

Les aurores polaires n’ont pas forcément la même luminosité et intensité lorsqu’elle se déroulent parallèlement dans les deux hémisphères. L’origine de cette différence n’est aujourd’hui pas encore comprise.

Mes images au-delà de ces phénomènes scientifiques partagent ici la poésie et la beauté céleste de ce phénomène. Le plus étrange dans mes périples nocturnes de ces aurores boréales visibles sans nuages, flambant le paysage toutes les nuits depuis le cosmos, c’est la glace qui gronde dans le ventre du lac gelé sous mes pieds où j’ai posé mon trépied… irréel !!!

Catherine ANGYAN

Photos prises avec Canon EOS Ra et Objectif 24 mm F/1,4. Des poses de 0,5 à 0,8 secondes à 1600 ISO sur trépied avec déclencheur souple, avec la pleine Lune

6 commentaires

  1. Jeanine

    Merci Catherine pour ces magnifiques images qui font rêver

  2. Alex

    C’est merveilleux !

  3. Thierry

    Bravo Catherine
    Non contente de nous régaler de magnifiques images et d’explications doctes tu nous fais rêver avec la poésie de tes mots !
    Thierry

  4. jacques

    Superbe article.
    Bravo.

  5. Catherine

    A la fin du texte il faut lire en lieu et place « où j’ai pas » …où j’ai posé mon trépied..

  6. Christian

    Très bel article, Madame, qui fait rêver les novices comme moi. Je vous envie.
    Merci Madame.
    Christian

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